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Cet article, qui a paru dans le
journal d'unité du 3 Para " De stille morgen " est le
bouleversant récit de l'Adjudant Chef Rik Wouters, vétéran de Corée.
Celui-ci et deux de ses camarades - Rik Thijs, décédé suite à une
maladie chronique et Chrétien Schouterden, mort au champ d'honneur-
s'engagèrent comme volontaires immédiatement après leur nomination comme sous-officiers de carrière et rejoignirent la Corée avec le
premier renfort.
Dans son article, Rik Wouters fait une synthèse très réaliste de son
vécu durant la de guerre en Corée. Le récit débute par
le départ de Belgique à bord du navire transporteur de troupes
américain " The LANGFITT " sur lesquelles 'embarquèrent
également des Hollandais, des Grec, des Turcs et des Thaïlandais.
Inutile de dire que ce mélange fut à la base de nombreuses tensions et
anecdotes.
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L'auteur narre ensuite la période d'entraînement à la guerre, à Chango-ri avec
entre autres, la poignante histoire d'un jeune garçon coréen KIMOKO
que les sous-officiers prirent sous leur protection. Le gamin appelait Rik et les
sous-officiers de la C Cie : YOU ARE NUMBER ONE " ce qui était
en fait un énorme compliment que l'orphelin lui adressait.
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Le récit
continue par les rudes combats de HAKTANG-NI près de la vallée de
CHORWON, sur la hauteur 391, colline longue de 1 Km et qui avait la
forme d'une flèche brisée (Les Américains appelaient d'ailleurs cette
position " BROKEN ARROW ". Rik y raconte comment il alla
porter secours à un porteur coréen gravement blessé, assista à la
mort du Slt Van Den Driessche dont c'était le deuxième
jour de présence au front et y découvrit son ami Chrétien SCHOUTERDEN
blessé. Celui-ci
mourut durant son transport par hélicoptère.
Les combats sanglants durant les attaques chinois, le combat-shock subi par
un volontaire, sa rencontre avec l'Adjudant Engelen sont décrits avec grand réalisme et
avec humanité.
Le récit reflète fidèlement comment la guerre de
Corée fut vécu par un sous-officier courageux et consciencieux. Il
m'est impossible de résumer l'œuvre en en seule page aussi j'en conseille
la lecture à tous ceux qui le peuvent. Je ne reprendrai ici que les
conclusions de l'auteur. Elles sont vraies et justes et reflètent fidèlement
d'un véritable volontaire
pour la Corée :
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Il ne m'appartient pas de tire
des conclusions doctorales de la guerre de Corée. Pour la
première fois, les Nations Unies montraient le poing au
communisme agressif et ce en plein guerre froide. Le fait est que,
après cinquante ans, la Corée est toujours divisée |
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Pourquoi plus de 3500 Belges
s'engagèrent pour la Corée? Certainement pas par idéalisme. La
grande majorité, dont moi-même, y allèrent par le goût de
l'aventure; les autres y sont allés suit à des problèmes
familiaux, financiers, sentimentaux ou simplement en vue de faire
carrière à l'armée |
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Les étoiles et les galons
conduisent souvent leur porteur à être plus courageux que le simple homme
de troupe. On considère d'ailleurs qu'il doit en être ainsi.
La peur et l'absence de motivation durant les combats en terre
étrangère, sont largement compensés par la camaraderie et la
solidarité du groupe. Ce sont parfois les circonstances qui vous
obligent à faire preuve de courage sous peine de ne pas survivre |
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Pour faire la guerre, il faut
être jeune et libre. Seule un corps jeune et solide est à même de
supporter les conditions extrêmes, que constituent les peurs fréquentes, les
contraintes physiques telles que devoir passer la nuit, suant de
tous ses pores, assoiffé devant une gourde vide et assailli par des
nuées de moustiques, en pataugeant dans la boue de son trou de fusilier
durant la mousson ou en gelant sur pied dans un poste avancé par un
hiver sibérien |
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Des préoccupations familiales
comme celles qu'entraînent femme et enfants, constituent une
entrave au bon comportement en cas de danger; de surcroît elles
irritent souvent les compagnons d'armes. J'ai pu personnellement
ressentir la différence puisque, quelques années plus tard, j'étais en
Afrique et là, j'était avec femme et enfants. |
Rik Wouters
Novembre 1998
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